Jenia Chor­naya

Ré­serve d’o­vo­cytes et Hor­mone Anti-Mül­­lé­­­ri­enne (AMH)

L’une des rai­sons de cette si­tua­tion est l’offre li­mitée de notre ré­serve d’o­vo­cytes, avec laquelle chaque femme naît. Dans cet ar­ticle, nous ex­ami­nons la ques­tion de la ré­serve d’o­vo­cytes et de son pa­ramètre hor­monal : l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne ou sou­vent ap­pelée AMH.

Qu’est-ce que la ré­serve ova­ri­enne ?

Petit rappel du cours de SVT : pour con­ce­voir un en­fant, 2 élé­ments sont né­ces­saires, des gamètes mas­cu­lines, du sperme et des gamètes fé­mi­nines, un ovo­cyte. Une fois mis en con­tact, la gros­sesse com­mence. Jusque là, tout va bien.

Si le sperme de l’homme est con­stam­ment re­nou­velé au cours de sa vie, la femme ne dis­pose que d’un cer­tain nombre d’o­vo­cytes qui con­stitue la ré­serve dite ova­ri­enne ou ovo­cy­taire. Cette ré­serve di­minue tous les mois de plu­sieurs ovo­cytes au cours de chaque pé­riode men­stru­elle. Une fois que la ré­serve ova­ri­enne est épuisée, on parle de mé­no­pause.

Eizellreserve Frau

Com­ment me­sure-t-on la ré­serve ova­ri­enne ?

La ré­serve ova­ri­enne est un in­di­ca­teur du nombre d’o­vo­cytes via­bles dis­po­nibles dans les ovaires de la femme. La com­bi­naison de deux mar­queurs fournit des in­for­ma­tions à ce sujet :

  • Le nombre de fol­li­cules lors d’une écho­gra­phie
    Pour dé­ter­miner ce pa­ramètre, on pro­cède à une écho­gra­phie des ovaires, connue sous le nom de comp­tage des fol­li­cules an­traux (AFC). Cette pro­cé­dure est ef­fec­tuée au début du cycle et fournit des in­for­ma­tions sur la quan­tité de fol­li­cules dans les­quels les ovules peu­vent, plus tard ar­river à ma­tu­rité.
    ‍Lors de l’­ex­amen, tous les fol­li­cules ayant un diamètre com­pris entre 2 et 10 mm sont ad­di­ti­onnés. Une valeur com­prise entre 6 et 10 fol­li­cules in­dique une ré­serve ova­ri­enne nor­male. En re­vanche, une valeur in­fé­ri­eure à six fol­li­cules in­dique que la ré­serve ova­ri­enne est trop faible.
  • L’hor­mone an­ti­mül­lé­ri­enne pré­sente dans le sang
    Une autre valeur me­s­urée est l’hor­mone an­ti­mül­lé­ri­enne (AMH)

L’hor­mone Anti-Mül­lé­ri­enne (AMH)

L’AMH a deux fonc­tions princi­pales :

Dif­fé­ren­cia­tion se­xu­elle
L’hor­mone joue un rôle im­portant dans la for­ma­tion du sexe des em­bryons. Chez les gar­çons, l’hor­mone se pro­page pour ent­raîne la ré­gres­sion des ca­naux de Müller. Chez les filles, l’hor­mone n’est pas pro­duite, ce qui permet aux con­duits de former l’u­térus, les trompes de Fallope et le vagin.
Esti­ma­tion de la ré­serve d’o­vo­cytes

Comme nous l’a­vons déjà men­ti­onné, l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne est un in­di­ca­teur de l’état de la ré­serve ova­ri­enne. Il se forme, dans la gra­nu­losa, une couche de cel­lules en­tou­rant les ovo­cytes. Ainsi, le taux d’AMH cor­re­spond au nombre de fol­li­cules ova­riens en ma­tu­ra­tion et permet d’éva­luer la ré­serve d’o­vo­cytes en temps réel. En d’au­tres termes, si le ni­veau d’AMH est élevé, les ovaire com­por­tent suf­fi­sam­ment d’o­vo­cytes.

Com­ment me­sure-t-on l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne?

Le taux d’AMH est dé­ter­miné par une prise de sang. Le coût de l’­ex­amen est com­pris entre 30 et 150 euros et peut être prisen charge par l’as­surance ma­ladie s’il est mé­di­ca­le­ment né­ces­saire. Tou­te­fois, il est re­com­mandé de passer un ac­cord avec votre as­surance ma­ladie pour être cou­verte.

Les val­eurs stan­dards sui­v­antes, s’ap­p­li­quent à l’hor­mone an­ti­mül­lé­ri­enne :

Un ré­sultat de plus de 1 ng/ml in­dique un ap­pro­vi­si­onne­ment suf­fi­sant des ovaires. Alors qu’une valeur in­fé­ri­eure à 1ng/ml est une in­di­ca­tion claire d’une ré­serve ova­ri­enne faible et de la pos­sible ap­pa­ri­tion d’une mé­no­pause pré­coce.

L’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne est un bon in­di­ca­teur de la ré­serve ova­ri­enne car elle peut être me­s­urée à tout mo­ment. Les val­eurs restent gé­né­ra­le­ment sta­bles et ne sont pas so­u­mises à des fluc­tua­tions liées au cycle.

Tou­te­fois, les ré­sul­tats doivent tou­jours être con­sidérés dans leur con­texte. L’âge de la pa­ti­ente est par ex­emple un fac­teur im­portant à prendre en compte. La même valeur peut avoir des si­gni­fi­ca­tions dif­fé­rentes chez une tren­ten­aire et une qua­ren­ten­aire.

Au­jour­d’hui, de plus en plus de nou­velles études dé­mon­t­rent un lien clair entre le ni­veau d’AMH et l’u­ti­li­sa­tion des con­tracep­tifs. Les con­tracep­tifs hor­mo­naux font chuter le taux de l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne jus­qu’à 30%. Ainsi, un ré­sultat si­gni­fi­catif ne peut être dé­ter­miné qu’a­près l’arrêt d’un con­traceptif hor­monal.

Un test né­gatif ne doit en aucun cas vous in­quiéter ! Le nombre de fol­li­cules et le taux de l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne ne four­nis­sent des in­for­ma­tions que sur la quan­tité d’o­vo­cytes restants. Le ré­sultat est donc aussi uti­lisé pour cal­culer une pé­riode ap­pro­xi­ma­tive pen­dant laquelle la femme peut tomber en­ce­inte.

Tou­te­fois, la pos­si­bi­lité d’une gros­sesse dé­pend, princi­pa­le­ment, de la qua­lité des ovo­cytes dis­po­nibles, de la fer­ti­lité du par­ten­aire et par­fois d’en­core d’au­tres fac­teurs. Par con­sé­quent, une femme ayant une faible ré­serve ova­ri­enne peut être to­ta­le­ment fer­tile et ca­pable de con­ce­voir plus q’une pa­ti­ente ayant des ovo­cytes nombreux mais non fonc­tion­nels.

 

À quoi sert l’Hor­mone Anti-Mül­lé­ri­enne ?

En plus de dé­ter­miner la ré­serve d’o­vo­cytes, l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne est éga­le­ment utile pour dia­gnos­ti­quer di­verses ma­la­dies ou trouble de la fer­ti­lité. Chez les femmes, il s’agit sou­vent de :

  • L’en­domé­triose
  • La mé­no­pause : la valeur est in­fé­ri­eure à 0,4 ng/mL
  • Trou­bles du cycle men­struel
  • Syn­drome des Ovaires Po­ly­kys­ti­ques (SOPK)

L’­ex­amen de l’hor­mone anti-mül­lé­ri­enne est éga­le­ment utile pour les femmes chez les­quelles, une sti­mu­la­tion hor­mo­nale est prévue dans le cadre d’un trai­te­ment de fer­ti­lité. Sur la base des ré­sul­tats, le do­sage du mé­di­ca­ment né­ces­saire peut être dé­ter­miné de ma­nière à ré­duire le risque d’­hy­per­sti­mu­la­tion ova­ri­enne.

Chez l’homme, l’­ex­amen peut éga­le­ment aider à dé­ter­miner l’in­fer­ti­lité ou à éva­luer la fonc­tion testi­cu­laire.

Quand l’Hor­mone Anti-Mül­lé­ri­enne est-elle trop élevée ?

Une valeur su­pé­ri­eure à 5,0 ng/ml in­dique la pré­sence d’une hor­mone anti-mül­lé­ri­enne élevée dans le sang. Si tel est le cas, un ex­amen dé­taillé doit ab­so­lu­ment être ef­fectué. La cause d’un taux d’AMH ex­ces­si­ve­ment élevé peut être le ré­sultat du Syn­drome des Ovaires Po­ly­kys­ti­ques. Dans ce cas de fi­gure, les ovaires de la pa­ti­entes, sont en­tourés de nombreux kystes (ou fol­li­cules à ma­tu­rité in­com­plète). Mal­heu­re­u­se­ment, cette ma­ladie est in­curable à ce jour et peut con­duire à la sté­ri­lité.

Que faire si l’Hor­mone Anti-Mül­lé­ri­enne est trop faible ?

Mal­heu­re­u­se­ment, il n’­e­xiste pas de re­mède ou d’in­ter­ven­tion mé­di­cale qui puisse em­pêcher la di­mi­nu­tion de la ré­serve d’o­vo­cytes. Quel que soit le nombre de gros­sesses ou de mé­thodes con­tracep­tives uti­li­sées, le nombre d’o­vo­cytes di­minue au fur et à me­sure que la femme vi­eillit.

Ce­pen­dant, cela ne con­cerne pas que les femmes d’un âge plus avancé. Dans quel­ques cas, la ré­serve d’o­vo­cytes peut éga­le­ment di­mi­nuer dra­ti­que­ment à un jeune âge.

Des fac­teurs tels que le mode de vie, la ma­ladie ou la pré­dis­po­si­tion gé­né­tique peu­vent avoir une in­ci­dence sur cette si­tua­tion. Par ex­emple, les sci­en­ti­fi­ques ont dé­cou­vert que les chances d’une fu­m­euse de de­venir en­ce­inte di­mi­nuent de 4 % chaque année. La quan­tité de ni­co­tine n’a pas d’­im­por­t­ance, mais chaque ci­ga­rette in­di­vi­du­elle con­tribue au pro­blème. Autre con­seil, celui d’adopter un mode de vie sain. Des études sci­en­ti­fi­ques mon­t­rent que le sur­poids ré­duit la pro­ba­bi­lité d’une gros­sesse na­tu­relle au moins au­tant que le ta­ba­gisme. Bien que ces me­s­ures n’aug­men­tent pas la ré­serve d’o­vo­cytes, le mode de vie de la pa­ti­ente peut in­flu­encer sur la ra­pi­dité avec laquelle sa fer­ti­lité est épuisée.

Si une gros­sesse n’est pas so­u­haitée dans l’im­mé­diat, les mé­de­cins con­seil­lent ce qu’on ap­pelle la cryo con­ser­va­tion, c’est-à-dire la con­gé­la­tion des ovo­cytes.

Il existe éga­le­ment un cer­tain nombre de thé­ra­pies po­ten­ti­elles, comme la prise de DHEA (dé­hy­dro­é­pia­nd­ros­té­rone), mais ses ef­fets n’a pas en­core été suf­fi­sam­ment testé et prouvé.

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